Théophane Mayaud

- Étudiant en ingénierie -

“Je suis très étonné qu’une critique fondamentale avec tendance sectaire des écoles Steiner de France puisse tenir l’épreuve d’une observation ne serait-ce qu’un peu réaliste des faits. Je suis allé à l’école Steiner de Sorgues pour la quasi-totalité de mon éducation, de 2000 à 2014. J’ai par ailleurs fait un échange en Allemagne, dans une école Steiner qui là-bas est beaucoup plus intégrée au tissu du pays. De plus, j’ai passé un an au Canada en 2010-11 sur l’ile de Vancouver, où j’ai aussi pu profiter de la pédagogie Steiner, sans que celle-ci ne soit aucunement décriée là-bas.

Après ma sortie en 11e classe (2nde française) j’ai intégré un lycée en Avignon en première, où j’ai ensuite réussi mon bac S avec 18,97 de moyenne.
Je suis maintenant des études d’ingénierie pour travailler dans le domaine de la robotique.
À partir du recul que j’ai, de fait, à présent, je parle en toute sincérité et objectivité de mon expérience passée. Or, celle-ci, au sein de l’école Steiner, est positive et je la conseillerai à ceux qui cherchent une alternative au système classique, très axé sur les bases académiques. Or, nous passons vingt ans de notre vie à étudier, et ne développons pas assez nos talents créatifs, imaginatifs, relationnels. C’est là que l’école Steiner peut apporter un complément à ceux que cela intéresse, en se concentrant un peu plus sur les Arts, arts manuels, projets de développement personnel, et autres non purement académiques. De plus, les professeurs ayant enseigné pendant mes années d’école étaient tous personnellement très motivés par l’enseignement, avaient un souci de notre développement, et un intérêt pour nous en tant que personne et non uniquement en termes de résultats scolaires. Dans la suite de mes études, j’ai su apprécier pleinement l’importance des compétences annexes aux maths, physique, français et autres matières académiques, qui m’ont été enseignées a l’école Steiner.

Quant aux accusations de sectarisme, en tout cas pour les écoles que j’ai côtoyées, c’est une accusation infondée et qui révèle un manque évident de connaissances du sujet et qui ne vaut même pas la peine d’être discutée plus avant, sans que les personnes se renseignent pleinement.”