« Asko : ask us ! »

- Janvier 2021 - Demande de droit de réponse suite à la revue de Presse de Claude Askolovitch sur France Inter

Vous lirez ci-dessous l’attitude incompréhensible et si peu professionnelle de Claude Askolovitch, pourtant icône de la bien-pensance radiodiffusée… Après avoir relayé dans sa revue de presse l’article totalement approximatif sur les écoles Steiner paru dans Slate (site pour lequel il travaille), M. Askolovitch n’a pas daigné accorder la moindre attention à nos approches répétées. Ainsi, il « livre en pâture » les écoles Steiner à plus de 4 millions d’auditeurs, puis s’en lave les mains. Bien-pensance, mais malfaisance !

E-mail envoyé le 10 janvier 2021 à Monsieur Claude Askolovitch :

Bonjour Monsieur,

Je vous adresse ce message suite à votre revue de presse sur France Inter ce 5 janvier, dans laquelle vous relayiez une partie de l’article de Slate sur la pédagogie Steiner. Je me permets d’attirer votre attention sur le manque de rigueur impressionnant d’un tel article !

Je veux au préalable vous indiquer que je me suis engagé récemment dans la défense de cette pédagogie en raison des attaques récurrentes et infondées pour dérives sectaires et autres fantasmes. C’est ma connaissance de cette pédagogie (pour l’avoir vécue) et celle de la problématique des sectes (je suis le fils de Janine Tavernier, ancienne présidente de l’Unadfi) qui m’y ont naturellement poussé. Aussi, au titre de cet engagement, j’ai été reçu récemment (22/09/20) par Monsieur Jack Lang qui, en son temps, avait soutenu officiellement cette pédagogie « bienveillante » après une série d’inspections diligentées dans ces écoles (relaté dans un courrier du 24/07/2001 adressé à Monsieur Jacques Dallé, alors président de la Fédération des écoles Steiner). Monsieur Jack Lang a réitéré son soutien à cette pédagogie en adressant un courrier daté du 23/09/2020 au ministre actuel de l’Éducation nationale.

Pour en revenir à l’article, celui-ci procède d’un amalgame de trois témoignages, dont deux sont, si ce n’est anonymes, au moins, anonymisés… Ils relatent des faits, certes choquants, mais surtout totalement évasifs, non situés géographiquement et non datés. L’un d’entre eux semble évoquer un incident survenu dans la cour de l’école d’Éourres, école qui n’a jamais été membre de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf, mais affiliée un temps très court à cette pédagogie ; temps très court, en raison justement de son manque de rigueur pédagogique et éducative.

Quant au seul témoin réellement identifiable, Monsieur Marc Giroud, il dénigre cette pédagogie en s’appuyant sur des éléments (réels ou supposés, peu importe) qui datent de plus de 30 ans. Imaginez un détracteur de l’Éducation nationale venant vous apporter comme seul argument des dysfonctionnements datant de… 1985. Vous lui ririez au nez ! D’ailleurs, la vigilance de la Fédération des écoles Steiner, garante des valeurs humanistes et émancipatrices de sa pédagogie, l’a conduite à retirer à la fin des années 90 la labélisation à l’école où ce professeur avait exercé pendant deux ans, précipitant ainsi sa chute et sa fermeture en 2001.

Il faut aussi que vous sachiez que l’unique « fournisseur » de ces « témoins » détracteurs est Monsieur Grégoire Perra, dont l’une des obsessions principales (il en a d’autres, vous le lirez) est de s’acharner à démolir cette pédagogie en l’accusant de tous les maux de la terre. Le fait qu’il se soit autoproclamé « lanceur d’alerte » sur cette pédagogie suffit, hélas, bien souvent à des journalistes (je les connais pour les fréquenter professionnellement) à prendre ses propos pour argent comptant.

La rigueur journalistique voudrait tout de même qu’une enquête contradictoire et une analyse sérieuse soient réellement menées… L’on verrait alors au grand jour une pédagogie, certes très différente de celle de l’Éducation nationale, mais une pédagogie bienveillante, toujours tournée vers l’épanouissement de l’enfant et très respectueuse des rythmes et personnalités de chacun. Une pédagogie sensibilisant tellement les élèves au respect de l’Environnement qu’elle est en avance sur son temps pour préparer à ce fameux « monde d’après » ! Alors, si l’on mettait en parallèle la prose approximative de Laure Dasinières avec celle de Jean-Marie Pelt, Albert Jacquard, Jack Lang… faisant l’éloge de cette pédagogie, on frôlerait le ridicule journalistique.

Et bien plus récemment, vous pouvez lire ici, sur ce site (https://anpaps.org/category/temoignages/), les témoignages enthousiastes d’une centaine d’anciens élèves et parents (qui bien souvent les ont écrits avec le recul d’une vie…). Enthousiasme que l’on retrouve dans les propos de nombre de ces personnalités étrangères qui ont fait leur scolarité dans une école Steiner : Nancy Huston, écrivaine, Thomas Sudhof, prix Nobel de médecine, Jens Stoltenberg, ancien premier ministre de Norvège, Sandra Bullock, actrice, Solveig Anspach, réalisatrice, Kenneth Chenault, président d’American Express, Karl Otto Pohl, ancien président de la banque fédérale d’Allemagne, Stanislas Wawrinka, tennisman, Rainer Werner Fassbinder, réalisateur, Kaija Saariaho, compositrice, etc, etc. Ces témoins montrent combien cette pédagogie a fait et continue à faire ses preuves dans le monde entier sans que cela ne pose le moindre problème aux gouvernements ou institutions scolaires qui encadrent ces écoles.

Ci-joint le lien vers l’enquête approfondie de journaliste suisse Martin Bernard sur Grégoire Perra, pour mieux comprendre quelles sont les réelles motivations de ce personnage. https://www.redacteur-independant.ch/2019/07/11/limposture-gregoire-perra/

Dans l’espoir que votre rigueur professionnelle vous conduise à questionner ce qu’est réellement cette pédagogie, je me tiens à votre disposition pour échanger sur le sujet et vous adresse mes très cordiales salutations,

Nicolas Tavernier

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